Gigya enrichit son offre avec une touche de sécurité. L'éditeur de solution SaaS de gestion de l'identité et des accès client (CIAM) vient de lancer Network Protected Identity. Celle-ci s'appuie sur le réseau de clients de l'éditeur californien basé à Mountain View pour protéger les utilisateurs contre le piratage. « Clairement, si une société qui utilise nos solutions, comme Danone, venait à détecter des comportements suspicieux chez l'un de ses clients, tous les autres utilisateurs des offres Gigya ayant ce client dans leur base seraient informés qu'il représente un risque », détaille Andrea Rus, directeur Europe du Sud de la firme
Cette solution possède une certaine légitimité dans la mesure où Gigya possède déjà un certain réseau de clients. Fondé il y a 6 ans en Californie, l'éditeur a tout de suite axé ses solutions sur la gestion des identités à des fins BtoC et compte aujourd'hui 700 entreprises utilisatrices, principalement de très grands comptes. « Nous n'avons pas vocation à proposer des solutions BtoB de management des identités embarquant de fortes contraintes SSO dans le cadre de la gestion d'autorisation et d'accès », explique Andréa Rus qui dirige une équipe de 10 personnes basées à Paris. Il reconnaît toutefois que certains de ses clients, dont Danone, l'utilisent pour identifier leurs fournisseurs.
4 datacenters à travers le globe
Pouvant être intégrée via un widget JavaScript ou des API directement aux différents CMS commerciaux du marché (Adobe, Hybris, Magento, etc), elle s’appuie sur des formulaires d'inscription ou le social logging (35 réseaux sociaux supportés) pour identifier les utilisateurs des sites web de ses clients. Elle récupère également les données de navigation issues des DMP pour identifier les actions des utilisateurs.
« Toutes ces données sont ensuite envoyées vers nos datacenters pour être traitées via des technologies maison basées sur Hadoop », explique Andréa Rus. Sur le marché européen Gigya a choisi les datacenters d'AWS en Irlande pour héberger son infrastructure. « Nous hébergeons toujours nos solutions sur deux centre distincts pour des raisons évidentes de sécurité en cas d'incident », ajoute le dirigeant. En tout, l'éditeur possède 4 datacenters (USA, Europe, Australie et Russie) dans le monde, soit en propre soit via des partenaires.
Laisser l'analytique aux gens compétents
Une fois les données traitées et structurées, elle sont redirigées vers les clients qui peuvent ensuite les intégrer directement dans les solutions de BI (Qlick, Tableau, etc) ou directement dans des systèmes analytiques plus complexes. « Notre mission est de gérer des données extrêmement riches à forte valeur ajoutée, pas de faire de l'analytique. Nous laissons cela à ceux dont c'est le métier », précise Andréa Rus. Il ajoute que Gigya a noué de nombreux partenariats qui garantissent la disponibilité en temps réel de ses données.
Bien évidemment, les solutions de Gigya s'adaptent aux différents cadres réglementaires en matière de protection des données personnelles. « Nous avons fait en sorte d'avoir des processus entièrement transparents pour nos clients. Nous apportons en outre une gestion en temps réel des opt-in et des opt-out (autorisations ou non des clients à collecter ou non leur données NDLR) », précise le dirigeant.
L'Europe du Sud en forte croissance
Sur le marché français, la firme compte déjà une vingtaine de clients dont Danone, Total, Unibail Rodamco ou encore France Télévision . « Nous visons principalement le CAC 40 et les grands comptes », précise le dirigeant. Avec un prix de licence annuel variant de 100 K€ à 1M€ la chose n'est pas forcément étonnante. S'il ne peut s'épancher sur les seuls résultats du marché français, il assure que l'Europe du Sud, dont il a la charge, est la zone géographique dégageant la plus forte croissance en 2016 et que 2017 s'annonce sous les mêmes augures.
@Orthografor: vous avez raison pour "suspect", ce serait le bon terme, mais "suspicieux" (c'est-à-dire "soupçonneux", "méfiant"), ne vient pas de l'anglais mais du latin ("suspiciosus"). C'est probablement au contraire l'anglais "suspicious" qui vient du mot français.
Signaler un abusSur le fond de l'article, ces systèmes automatiques qui font boule de neige me semblent à manipuler avec précaution, sous peine de faire "blacklister" à tort une société chez tous ses fournisseurs juste parce qu'un de ses opérateurs a fait plusieurs fausses manoeuvres...
- Sauf erreur, un comportement est suspect et non pas suspicieux (qui lui vient de l'anglais suspicious qui veut dire les deux)
Signaler un abusMais c'est une citation vous n'y pouvez rien :)
- En revanche : des identitéS, aux différentS CMS, pour être traitéES par des technologieS, ... j'arrête là car il y en a plein d'autres derrière